Médiation éducative : médiateurs éducatifs, citoyenneté, écoute, prévention violence scolaire.
Jeudi 21 août 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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MÉDIATEURS ÉDUCATIFS
« Je n’aurais jamais réussi ce concours si je n’avais pas été médiatrice » souligne Fathia Abbas (photo : M. Di Mattéo).

Une vocation, un métier : de médiation à l’éducation


Le conseil général finance des formations qui permettent d'évoluer au niveau professionnel. Zoom sur le parcours d'une médiatrice qui vient de réussir le concours pour être professeur des écoles.

Elle fut une médiatrice attentive au collège Danton à Levallois : trois ans et demi de dialogues avec les jeunes pour soulager les peines et les problèmes. Grâce à une formation financée par le conseil général, Fatiha Abbas est entrée à l’IUFM d'Antony pour devenir professeur des écoles.

Portrait d'une médiatrice


Elle a le sourire, Fatiha. Elle est heureuse et fière du chemin parcouru. Même si elle ne réalise pas encore très bien ce qui lui arrive. Hier encore, c’est-à-dire fin juin, elle était médiatrice au collège Danton de Levallois. Et aujourd’hui, la voilà à l’IUFM d’Antony. Elle étudie pour devenir professeur des écoles. « Je vais apprendre pour être une bonne enseignante », affirme-t-elle.
« Depuis toujours, je sentais que j’étais faite pour le système éducatif. Et mon expérience de médiateur m’a beaucoup appris. Je connais désormais concrètement les valeurs de l’école : publique, laïque et gratuite. J’ai travaillé sur l’estime de soi, la tolérance, la valorisation de l’autre, l’éducation à la citoyenneté. Je sais combien le rôle des adultes est essentiel dans la construction de l’enfant. J’ai grandi. »

Sa vocation : enseigner


Au collège, Fathia écoutait les jeunes parler de leurs difficultés. Scolaires et autres, de leurs joies aussi, de leurs chagrins. Le divorce des parents qui souvent engendre violence et incompréhension, repli sur soi et résultats en peine. Les vêtements des copains plus beaux, plus chers surtout que ses parents à soi ne peuvent pas payer…
Fatiha écoutait et apportait toujours des explications, des réponses, un soutien. Face aux élèves « agités », elle s’appuyait sur le règlement intérieur du collège, celui qu’il faut absolument respecter parce que chacun l’a signé dans le carnet de correspondance.
Mais Fatiha savait aussi parfaitement que médiateur n’est pas un métier à vie. La responsable du dispositif l’encourageait d’ailleurs à trouver sa voix. « J’ai toujours voulu enseigner et je souhaitais être polyvalente. La naissance de ma fille m’a aussi fait redécouvrir l’école primaire ».

Le soutien du conseil général : un vrai plus


Elle sera donc professeur des écoles. Elle s’inscrit au CNED (Centre National d’Enseignement à Distance) pour préparer le concours. Elle reçoit les cours à domicile, fait ses devoirs, puis les renvoie.
Le conseil général finance sa formation et la libère une journée par semaine pour travailler. Sans quoi…« J’ai douté parfois, mais je me suis accrochée ».
Le 8 juillet, elle est reçue aux écrits. Reste l’oral. « Je ne l’aurais jamais réussi si je n’avais pas été médiatrice, si je n’avais pas expérimenté les valeurs de l’école ».
Aujourd’hui Fatiha « n’en revient pas » d’avoir eu le concours, et en un an ! Elle qui en prévoyait au moins deux. « Je garde un très bon souvenir de mon expérience de médiateur. Ce fut pour moi un vrai tremplin ».

[ En savoir plus ]


Une centaine de médiateurs prennent soin des collégiens des Hauts-de-Seine. Toujours à leur écoute et prêts au dialogue, ils les guident lorsqu’ils en ont besoin. Ils sont un repère, un vrai plus pour les jeunes et leurs parents. Lire...
 
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