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Créateur d'entreprise : comment convaincre son banquier ?
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Quels atouts un créateur d'entreprise doit mettre en avant pour obtenir un financement bancaire ? Entretien avec madame Petit, directrice adjointe de la Banque Populaire Val-de-France.
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"Dans tous les cas, sans apport personnel, une lourde rentabilité sera nécessaire pour être en mesure d’honorer les charges mensuelles de remboursement. La décision de prêt se fonde donc aussi sur les documents comptables et nous calculons la capacité d’autofinancement (CAF)*."
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Nous lui demandons de ne pas venir les mains vides !
Nous recevons souvent des personnes sans projet défini, sans document. Il est pourtant évident qu’il nous faut connaître le montant du prêt nécessaire et l’apport personnel.
Nous demandons un CV, les relevés de compte, ainsi qu’un plan d’affaires qui comprend :
- une explication de leur motivation pour ce projet,
- une étude de marché,
- un compte de résultat prévisionnel,
- un plan de financement,
- les trois derniers bilans comptables s’il s’agit d’une reprise.
Si le dossier n’est pas assez finalisé, nous leur conseillons de rencontrer un conseiller en création ou reprise d’entreprise et nous leur expliquons les éléments que nous attendons.
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Bien évidemment, un apport personnel nous rassure. Cela dit, le projet est toujours examiné dans sa globalité. D’une part, certaines entreprises à reprendre sont très rentables, mais le repreneur n’a pas les mêmes compétences que le gérant précédent. D’autre part, une personne sans patrimoine important qui présente un bon projet a plus de chances d’être suivie par la banque qu’une autre, ayant beaucoup d’apport, mais un projet auquel nous ne croyons pas.
Nous sommes attentifs également aux investissements et à la rentabilité spécifique d’un secteur d’activité (conjoncture économique…).
Dans tous les cas, sans apport personnel, une lourde rentabilité sera nécessaire pour être en mesure d’honorer les charges mensuelles de remboursement. La décision de prêt se fonde donc aussi sur les documents comptables et nous calculons la capacité d’autofinancement (CAF).
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Nous vérifions les antécédents bancaires. C’est pourquoi nous demandons au client ses derniers relevés de compte. Cela donne une idée sur la façon dont la personne gère son budget et sur ses qualités de gérant. Cela permet de voir également si la personne a déjà des emprunts dans d’autres banques.
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Il est vrai que nous finançons plus facilement les éléments matériels que la trésorerie qui doit, selon nous, être prévue par le porteur de projet.
Toutefois, le PCE (prêt à la création d’entreprise) est un crédit destiné à financer la trésorerie de départ, en complément obligatoire d’un prêt bancaire classique.
En partenariat avec la Banque de développement des PME (BDPME), qui gère cette mesure, les banques instruisent les demandes de PCE et apportent le prêt bancaire classique complémentaire. Nous instruisons beaucoup de dossiers pour ce crédit.
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La Banque Populaire travaille beaucoup avec la SOCAMA (Société de caution mutuelle artisanale). Cet organisme propose une garantie qui prend en charge 50 % à 100 % du crédit bancaire.
Nous présentons les dossiers de crédit à cet organisme qui donne son accord lors d’une réunion mensuelle.
Nous demandons également une caution personnelle au gérant s’il s’agit d’une société. En cas de non-remboursement des échéances, nous nous retournons vers cette caution qui doit bien sûr être solvable.
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Il s’agit de prêts professionnels dont la durée dépend de l’activité. Ce sont des prêts à la société et non à la personne, sauf s’il s’agit d’une entreprise individuelle pour laquelle il n’y a pas de distinction entre le patrimoine de l’entreprise et celui de l’entrepreneur.
Si le crédit demandé est important, le dossier passe en comité de crédit au siège de la banque. L’attribution d’un prêt moins important se décide au niveau de l’agence.
* Capacité d'autofinancement : surplus financier généré par l'activité de l'entreprise et calculé sur la somme du bénéfice net comptable (après impôt sur le bénéfice, mais avant distribution de celui-ci) majoré de la dotation annuelle aux amortissements.
La CAF représente de nouvelles ressources propres pour les besoins de financement de l'entreprise (source : APCE).
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