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Témoignage de créateur
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"J'ai peu d'apport. Qui peut me financer ?" Entretien avec Igor Charghinoff, créateur de la société "123 visas" et financé par Hauts-de-Seine Initiative.
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Igor Charghinoff est ravi : "J'ai eu beaucoup de chance !", dit-il. Mais surtout, il s'est dirigé vers les bons interlocuteurs qui l'ont écouté et conseillé. Grâce à son assurance, sa motivation, sa conviction et son sens de l'investissement, il a su s'entourer des bonnes personnes et atteindre son objectif.
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Igor Charghinoff : Je n’avais pas d’expérience professionnelle dans ce domaine, c’est plutôt mon expérience personnelle qui a suscité cette idée.
J’ai vécu pas mal de temps à l’étranger et j’ai constaté qu’il y avait un réel problème dans le domaine des démarches administratives et de demande de visa : les consulats sont bondés, les files d’attente interminables et il manque toujours un document, car le personnel n’a pas le temps d’effectuer les demandes de visa. Donc j’ai eu l’idée de "123 visas".
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I. C. : À mon retour en France, je me suis inscrit comme demandeur d’emploi et je suis devenu bénéficiaire du RMI, j’ai ensuite pris rendez-vous avec une assistante sociale qui m’a orienté vers un conseiller en création d’entreprise, madame Brès de Pbg conseil.
Cette personne m’a reçu en juin 2004 et a cru en mon idée. Nous avons monté un dossier (business plan) pendant plusieurs entretiens, et elle m’a orienté vers Hauts-de-Seine Initiative pour la phase de financement.
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I. C. : En fait, je n’en avais pas, alors j’ai tenté ma chance auprès de ma banque et de mon conseiller qui me connaissait depuis longtemps et avec lequel j’entretenais de bonnes relations. Je me suis donc arrangé pour bénéficier d’un découvert de 1 000 euros qui a constitué mon apport personnel.
En revanche, ils ont refusé de me suivre pour un prêt bancaire professionnel et c’est au Salon des entrepreneurs, où plusieurs banques étaient présentes, que j’ai pu obtenir des contacts. Je me suis orienté vers l’une d’elles qui m’a rappelé un peu plus tard et j’ai finalement trouvé celle qui a accepté de me financer.
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I. C. : Le montant total était de 25 000 € et correspondait à l’achat d’un véhicule, de matériels informatiques, des frais de publicité et la création du site internet. J’avais un apport personnel de 1 000 €. Mon frère est devenu associé, il a apporté 3 750 € dans le capital de l’entreprise.
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I. C. : Après le passage de mon dossier en commission et son acceptation, Hauts-de-Seine Initiative a effectué le premier versement pour le dépôt du capital. En l’espace d’un mois, ont suivi l’Eden, la deuxième partie du prêt d’honneur, la garantie France active.
Ces financements ont facilité le décaissement par la banque du montant du prêt pour l’achat du véhicule et l’accord d’un autre prêt équivalent au PCE.
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I. C. : Non, je suis passé en commission fin février 2005. Ensuite, il y a eu l’ouverture du compte bancaire professionnel, l’acquisition du véhicule et les autres démarches de formalités, pour qu’enfin la société "123 visas" commence concrètement le 5 avril 2005. Entre l’idée et la création de la société en passant par le montage du dossier et le financement, il s’est écoulé pratiquement 9 mois !
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I. C. : Mon frère et moi étions vraiment motivés et les personnes que nous avons rencontrées l’ont remarqué, l’organisme Pbg conseil a cru tout de suite en notre projet. D’ailleurs, j’incite vraiment les porteurs de projet à se faire accompagner par un organisme de conseil car cela m’a beaucoup aidé.
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I. C. : On n’a pas à se plaindre. L’entreprise est en pleine croissance avec de bonnes perspectives et surtout il y a du développement à prévoir dans le périmètre sur lequel nous sommes implantés. La société est encore suivie par Pbg, et Hauts-de-Seine Initiative nous a proposé de monter un autre dossier de demande de financement pour budgéter le BFR.
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