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Créateur d'entreprise : comment convaincre son banquier ?
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Quels atouts un créateur d'entreprise doit mettre en avant pour obtenir un financement bancaire ? Roger Périé, chef d'entreprise de la société "M42optic", vous fait part de son expérience.
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"Je dirais qu'il faut être rigoureux au niveau du business plan. Le démarchage des banques est un travail de fond assez prenant. Moi, j'ai lutté et j'avais pourtant un apport personnel plus important que ma demande de prêt. Alors, sans apport personnel, ce doit être difficile."
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À l’époque, j’étais ingénieur informaticien dans un grand groupe. Je me suis aperçu que l’accès haut débit se généralisait et que de prendre pour modèle économique le commerce électronique permettrait de réduire les frais de structure.
Ces points m’ont motivé à entamer mes premières démarches en décembre 2004.
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J’ai d’abord cherché dans quel secteur je pouvais vendre, ce qui n’a pas été difficile puisque je suis passionné d’astronomie. Je me suis renseigné pour savoir s’il y avait un marché potentiel dans ce domaine et l’étude que j’ai faite m’a convaincu de la viabilité du projet, alors j’ai monté mon dossier de financement.
J’avais un besoin total de 45 000 euros dont 32 000 euros de stock et j’apportais 15 000 euros d’apport personnel. Avant de présenter mon plan de financement à une banque, j’ai rencontré un conseiller de la boutique de gestion qui l’a étudié et validé.
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En effet, j’ai démarché deux banques, une s’est montrée très frileuse, mais heureusement mon banquier a accueilli favorablement mon projet et nous avons pu en discuter et convenir d’un PCE complété d’un prêt bancaire classique.
En revanche, les dossiers sont étudiés et les décisions sont prises au niveau de la banque centrale de Paris… et ma demande de crédit a été refusée !
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Mon crédit a été refusé parce qu’il s’agissait essentiellement de financer du stock et le stock ne représentait pas une garantie fiable pour la banque si elle devait procéder au nantissement de la société. Alors j’ai dû refaire mon plan de financement et proposer un apport personnel supplémentaire de 14 000 euros qui a permis de diminuer la prise de risque pour ma banque.
Malgré un apport personnel plus élevé de 29 000 euros et donc une demande de crédit moins importante de 18 000 euros, il a tout de même fallu faire passer ma demande de prêt en besoin d’investissement, et non en financement de stock, pour qu’elle soit acceptée. De plus il y a eu une caution solidaire sur l’ensemble du prêt bancaire, de mes biens et ceux de ma femme alors que la banque était couverte par la Sofaris.
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Mes démarches auprès des banques ont duré près de 5 mois et une fois accordé, le prêt bancaire a été décaissé au bout d’un mois.
Je dirais qu’il faut être rigoureux au niveau du business plan. Le démarchage des banques est un travail de fond assez prenant. Moi j’ai lutté et j’avais pourtant un apport personnel plus important que ma demande de prêt, alors sans apport personnel, ce doit être très difficile.
L’erreur que j’ai commise est d’apprendre l’existence d’associations de prêt d’honneur telles que Hauts-de-Seine Initiative seulement après avoir obtenu le PCE. Il était alors trop tard puisqu’une des conditions de ces associations est de ne pas avoir déjà obtenu de prêt bancaire.
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Nous avons connu une période fragile avant Noël suite à des difficultés d’approvisionnement car nos produits sont importés de Chine. Nous avons dû mobiliser beaucoup de trésorerie. Comme les produits génériques tels que les batteries se vendent bien, la trésorerie s’est reconstituée en décembre, ce qui nous a permis de constituer le stock pour les produits d’astronomie.
À présent, la période critique est passée et nous sommes en train d’élargir notre gamme de produits.
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