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Porteur de projet : comment reprendre une entreprise ?
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Claire Berthomieu, responsable du service transmission PME-PMI-commerce à la chambre de commerce et d'industrie de Paris Hauts-de-Seine vous présente le dispositif "Passer le relais".
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Les Chambres de commerce et d’industrie ont une longue tradition d’accompagnement des cédants et des repreneurs d’entreprises et de commerces.
Face aux enjeux économiques de la transmission d’entreprises dans les prochaines années, 215 000 dirigeants et commerçants sont âgés de 55 ans, les chambres de commerce et d’industrie de Paris – Ile de France ont décidé de créer le réseau « Passer le relais » et de s’appuyer sur Internet pour accompagner plus efficacement un plus grand nombre de cédants et de repreneurs dans la réalisation de leur projet.
Le réseau « Passer le relais » est constitué des conseillers des CCI mais aussi de partenaires tels que des organismes financiers et bancaires, des consultants, des cabinets de rapprochements, des experts-comptables.
Sa couverture géographique en fait un des premiers réseaux d’accompagnement de France. Ainsi un repreneur habitant les Hauts de Seine peut consulter des offres de cession sur les huit départements de la région Ile-de-France.
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Un premier niveau d’information sur les démarches et sur les entreprises et les commerces à céder est librement accessible sur le site Internet www.passerlerelais.fr.
Toutefois pour bénéficier des prestations du réseau, il faut être adhérent de celui-ci.
Les conditions d’adhésion sont différentes pour les commerces et les PME-PMI.
Pour les cédants PME-PMI le forfait annuel est de 600 €HT la première année, et 300€HT les années suivantes.
Pour les repreneurs de PME-PMI le forfait est de 190€TTC. - Pour le commerce, le réseau est actuellement gratuit, il sera prochainement payant.
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Les commerçants et les dirigeants qui souhaitent vendre leur entreprise sont reçus en entretien individuel par un conseiller de la Chambre de commerce qui les informe sur les différentes étapes de la cession, les démarches à accomplir.
Le conseiller se déplace dans l’entreprise ou le commerce pour établir un diagnostic des conditions de faisabilité du projet de cession, en toute confidentialité.
L’annonce de cession est diffusée anonymement sur le site Internet.
Dès qu’un repreneur est intéressé par l’entreprise ou le commerce, le cédant en est informé. Afin de préserver son anonymat, c’est à lui que revient la décision de rencontrer le repreneur. Le respect de la confidentialité du nom de l’entreprise ou du commerce à céder est important, les cédants craignent une dévalorisation de leur affaire en cas de divulgation.
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Les repreneurs sont reçus par un conseiller de la CCI pour approfondir leur projet de reprise. En fonction de leurs besoins, ils sont orientés vers des partenaires ou des formations.
Une fiche sur leur profil (parcours professionnel) et leur projet est diffusée sur le site, ce qui permet à des cédants en recherche active de repreneurs de les contacter.
Les repreneurs ont la possibilité d’être mis en relation avec les cédants inscrits à « Passer le relais ».
Grâce à un accès privé, les repreneurs peuvent programmer une alerte qui les informe dès qu’une annonce correspondant à leur critère de recherche est mise en ligne.
Des réunions d’information technique sur des thèmes de la reprise sont organisées très régulièrement.
Pour préparer les repreneurs aux négociations d’achat d’une entreprise et anticiper les actions à conduire dans les premiers mois de la reprise, « Passer le relais » leur propose une formation pratique appelée « 5 jours pour reprendre ».
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Les différences sont nombreuses. Toutefois, il ne faut pas en exagérer l’acuité car les conditions de création et de reprise sont dans les faits, tellement variables d’un cas à un autre qu’il est difficile de tracer des grandes lignes de séparation.
La dimension psychologique est importante dans la reprise :
Les cédants qui vendent du fait de leur âge ont des difficultés à se séparer de l’entreprise ou du commerce qu’ils ont créé. Les repreneurs doivent en tenir compte dans les négociations. Les repreneurs doivent se faire accepter des salariés dont le savoir-faire constitue une des valeurs fortes de l’entreprise.
La notion du temps est différente :
La recherche d’une entreprise cible peut être longue. Il existe actuellement une inadéquation de l’offre d’entreprises à céder et de la demande des repreneurs en terme de taille d’entreprise et d’activité. Les repreneurs rencontrent des difficultés à trouver l’entreprise qu’ils souhaitent reprendre (activité, taille, prix d’achat, moyens d’exploitation). Dans un processus de création, le créateur a une meilleure maîtrise du temps de réalisation du projet et de ses engagements.
Enfin, la reprise nécessite des besoins de financement souvent supérieurs à ceux de la création.
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A l’évidence, la connaissance du secteur est un facteur de succès. D’après une étude réalisée par OSEO en 2005, la méconnaissance du secteur d’activité de l’entreprise reprise augmente le risque de 50%. La reprise d’une entreprise par un dirigeant issu du même secteur d’activité diminue le risque de 35%.
Cette connaissance du secteur facilite les contacts avec les fournisseurs et les clients, les conditions de négociation commerciale, et évite ainsi les problèmes de trésorerie liés à un ralentissement d’activité.
L’accompagnement du repreneur par le cédant dans les entreprises de plus de 10 salariés est un facteur de réussite. Alors que dans les entreprises de moins de 10 salariés, le repreneur doit être rapidement autonome et s’appuyer sur les salariés.
La réussite d’un projet dépend aussi de l’adéquation entre le repreneur (ses compétences, son expérience, sa motivation, etc), le projet et les moyens qu’il mobilise.
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