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L'eau est présente partout
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En France, 60 % des départements portent en eux le nom d'un cours d'eau, comme celui des Hauts-de-Seine. Avec 39 kilomètres de Seine, le département des Hauts-de-Seine a toujours eu un rapport fort avec ce fleuve,même s'il lui a tourné le dos dans une période récente.
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L'eau a toujours porté en elle espoir et crainte. En effet, l'eau est une source de vie et sans elle l'homme n'existerait pas. Ressource indispensable, il est nécessaire de la protéger et de la préserver. Mais l'eau est aussi facteur de catastrophe. Lorsque le fleuve sort de son lit, les activités humaines sont fortement perturbées, les dommages importants, et dans certains cas, des morts sont à déplorer. De plus, l'urbanisation de zones urbaines denses a fortement imperméabilisé les sols. Les eaux pluviales sont alors souvent difficilement maîtrisées et la ville est sujette à des inondations localisées mais parfois très dommageables. Cette dualité espoir/crainte dépasse les segmentations qualité/quantité ou ressource/risque.
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Et malgré tous les efforts déployés, il n'en restera pas moins un risque résiduel. Un événement toujours plus intense peut se produire et saturer les aménagements : le risque zéro n'existe pas. Cette prise de conscience est nécessaire. De même, l'importance des protections à mettre en oeuvre doit faire l'objet d'un vrai choix démocratique. Cependant, plus le niveau des protections est fort, plus leur coût est élevé. Il est donc nécessaire de disposer des éléments d'arbitrage pertinents.
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Le risque de dérive climatique annoncé se traduit de plusieurs façons dans le département des Hauts-de-Seine. Il est à craindre un accroissement des événements extrêmes : des pluies intenses plus marquées génèreront des inondations plus fréquentes, des étiages plus sévères dégraderont la qualité écologique de la Seine et le risque d'inondation par débordement de la Seine pourra être accru. Le Conseil général des Hauts-de-Seine n'a pas l'ambition de changer cette tendance, mais peut, par son action, en limiter les effets et prévenir les habitants du département d'un accroissement du risque, en particulier avec une politique volontaire de rétention des eaux pluviales le plus à l'amont possible et la réalisation d'ouvrages de stockage.
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La directive cadre européenne sur l'eau impose aux états membres de l'Union Européenne d'atteindre d'ici 2015 le bon état écologique de ses cours d'eaux et rivières. Or le département des Hauts-de-Seine contribue en partie à la dégradation de la qualité de la Seine avec des rejets d'eaux polluées, notamment lors d'évènements pluvieux. Sans être le seul responsable, le Conseil général peut par son action contribuer à l'amélioration de l'état écologique de la Seine, en particulier grâce à une meilleure gestion de son réseau et à la réalisation de nouveaux aménagements.

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