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Mercredi 03 décembre 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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SÉCURITÉ ROUTIÈRE
Siège de démonstration à la PMI de Boulogne (104, rue de Paris).
CP : conseil général des Hauts-de-Seine.

Sensibilisation à la sécurité routière : les assistantes maternelles, un relais de choix


Exemple à Boulogne.

Les accidents de la route sont la première cause de mortalité des enfants de 0 à 9 ans. C'est donc dès le plus jeune âge qu'il faut sensibiliser les enfants, mais aussi leurs parents. Les assistantes maternelles s'avèrent être un excellent relais pour sensibiliser les adultes à la sécurité de leurs enfants en voiture. Exemple à Boulogne où la PMI*, la CVS*  et l' A.S.E.* organise régulièrement des conférences-débats sur l'accidentologie de l'enfant et les dispositifs de retenue.

Petit cours d'accidentologie


Aujourd'hui, la majorité des chocs sont frontaux. Ils ont principalement  deux  causes :  un freinage mal maîtrisé et le non-respect des interdistances entre véhicules. Les dégâts sont  différents selon la nature du choc (mur, voitures, personnes, ..) et la vitesse au moment de l'impact.

Démonstration à l'appui, Didier  Bonneau, accidentologue, décortique le choc subi par les utilisateurs d'une voiture en cas d'accident. 
Au moment d'un freinage d'urgence par exemple, la voiture « pique du nez ». Le buste des passagers part alors vers l'avant, la ceinture se bloque. En roulant à 50 km/h, le passager va subir l'équivalent de 250 kg au niveau de la ceinture.  Les passagers à l'arrière subissent le même sort. Un individu de 80 kg sans ceinture peut alors percuter le siège avant de la voiture avec une force équivalente à 30 fois son poids !
Plus qu'une obligation, mettre sa ceinture prend alors tout son sens. Mais à condition de la mettre correctement. Pour retenir sans blesser, la ceinture de sécurité prend appui sur les parties résistantes du corps. La sangle diagonale doit aller de l'épaule (pas le cou) jusqu'au bassin; la sangle horizontale doit être bien appliquée sur les deux saillies osseuses du bassin appelées crêtes iliaques sans l'intermédiaire du manteau ou de la doudoune.

Les systèmes classiques de protection ne sont pas adaptés à la morphologie de l'enfant


« La morphologie de l'enfant est différente de celle d'un adulte : le centre de gravité d'un enfant est plus bas, les crêtes iliaques de son bassin ne sont pas encore formées. » Les systèmes de protection (ceinture de sécurité, airbag...) conçus pour les adultes, ne peuvent donc pas convenir aux enfants.

La première année, la tête de l'enfant est proportionnellement très lourde (un quart de son poids environ contre un dixième chez l'adulte), ses cervicales ne sont pas ossifiées. Le bébé doit toujours être placé dos à la route, de préférence à l'arrière de la voiture (pour diminuer le risque lié aux bris de verre). En cas de choc frontal, le bébé sera plaqué et retenu dans le siège ; sa tête, son cou et son tronc restant ainsi parfaitement alignés. Bien qu'homologuée la nacelle ne remplit  pas ces conditions et n'est pas recommandée.
Le siège « dos à la route » peut être utilisé jusqu'à un poids de 13 kg, même si la réglementation l'exige seulement pour les moins de 9 kg . « Souvent, les parents se séparent trop tôt de ce type de dispositif : ils ont peur que l'enfant ne soit pas à l'aise, car ses pieds touchent le siège. Mais ce n'est pas grave : c'est la tête de l'enfant qui doit être protégé, pas ses pieds !  Tant que la tête de l'enfant est parfaitement maintenu par ce système, c'est le plus efficace ».

A partir de 13 kg, on utilise un siège face à la route. Puis à partir de 2-4 ans un réhausseur. Il est obligatoire jusqu'à 10 ans, mais peut-être utilisé un peu au-delà.
(Dans  les pays scandinaves, c'est obligatoire jusqu'à 13 ans).
« Plus qu'un réhausseur, ce siège devrait être appelé un adaptateur. En fait, les parents pensent que si leur enfant est trop grand, il n'en a plus besoin. C'est faux : en fait l'utilisation du réhausseur n'est pas lié à la taille de l'enfant mais à la formation des os de son bassin ».
Il permet que l'enfant ne glisse pas sous la ceinture (phénomène de sous-marinage). La ceinture risquerait alors de remonter sur le ventre de l'enfant avec des risques de lésions internes graves : hémorragies internes,  blessures graves au foie et à la rate...

* La PMI : centre de protection maternelle et infantile
La CVS : circonscription de vie sociale
L' A.S.E. : aide sociale à l'enfance

[ En savoir plus ]


Bien choisir et utiliser un dispositif de retenue
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