Considérés comme des piétons par le code de la route, les rollers sont tenus aux yeux de la loi (article R. 217), de circuler sur les trottoirs et sont interdits sur la chaussée et les pistes cyclables.
Les maires et le préfet de police de Paris ont cependant la possibilité d'autoriser la circulation des rollers sur les pistes cyclables (articles L.131-3 et L. 184-13 du code des communes sur la réglementation de l'usage de la circulation sur les routes et agglomérations) en attendant des mesures au niveau national.
Selon Paul Barré, de la Prévention routière, les rollers "devraient s'approcher plutôt d'un statut proche de celui du cycliste, ils pourraient emprunter les pistes cyclables, mais aussi rouler à faible allure sur les trottoirs".
Un nouveau statut permettrait aux rollers de trouver leur place dans l'espace urbain, mais aussi donnerait la possibilité de lutter contre les abus du roller sauvage, et d'empêcher des décisions excessives, visant à interdire le roller en ville. Il permettrait également de mettre en oeuvre un certain nombre de recommandations préconisées dans les PDU.
Un livre blanc, publié en 2001, fait le point sur le sujet. Issu des réflexions d'un groupe de travail interministériel qui a réuni pendant trois ans les acteurs du roller (dont certaines associations de promotion du roller dont Roller Squad Institut (RSI, à l'origine de ce livre blanc), ce document livre leurs recommandations. Elles doivent servir de base au législateur et permettre d'officialiser la place du roller.