Monsieur le Maire, mesdames et messieurs
C’est toujours un plaisir de venir à Meudon.
C’est toujours une grande satisfaction de saluer la naissance d’une de nos réalisations.
Ce lieu, je crois que vous l’avez bien mérité.
Il est une réponse à une nécessité matérielle, pratique, mais aussi à une préoccupation humaine.
Nos services étaient mal placés et les locaux impossibles à vivre pour vous, professionnels.
Nous nous rapprochons de la ville et des Meudonnais.
Et ce regroupement de nos services au sein de mêmes locaux correspond à une volonté politique très affirmée du département.
Comme vous le savez, je me suis fixé pour objectif d’ancrer davantage l’institution départementale dans le territoire.
D’abord pour faciliter la vie des usagers, c’est-à-dire de nos concitoyens.
De tous nos concitoyens.
Car des services comme la Protection Maternelle et Infantile concernent tout le monde.
Songez qu’avant même leur naissance et jusqu’à l’âge de la grande section de la maternelle, presque tous les petits Meudonnais passent entre les mains des médecins, des infirmières, des puéricultrices ou du personnel de la Protection
Maternelle et infantile.
Permettez-moi, à ce propos, de vous donner quelques chiffres éloquents sur l’action sociale du Conseil général à Meudon.
Pour l’année 2007 :
- 2547 examens médicaux de prévention en PMI
- 235 visites de puéricultrices au domicile de leurs parents
- 600 enfants vus lors des bilans de santé en école maternelle.
Et puis,
- 5982 interventions des travailleurs sociaux de la Circonscription de Vie Sociale.
- 2880 personnes rencontrées et concernées par l’intervention d’un travailleur social, à un titre ou un autre, ce qui représente 6,5 % de la population.
Et puis cet ancrage de nos services dans le territoire a aussi pour vocation de favoriser la transversalité entre les services, de favoriser le travail en commun des agents.
Ceci traduisant notre volonté de substituer à une dérive du « toujours plus » une philosophie du «mieux ».
Ne perdons pas de vue que l’usager doit être le centre de nos préoccupations.
Je veux donner à l’action sociale une nouvelle respiration.
Je ne veux pas que le Conseil général soit une maison étanche.
(N’allez pas en déduire que les fuites dont vous subissez les désagréments ces derniers temps émanent d’une volonté politique de ma part)
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La complémentarité ville département est ici un modèle dont pourraient s’inspirer beaucoup de communes.
Cette collaboration trouve aujourd’hui une nouvelle traduction, et des plus concrètes.
En s’installant dans les anciens locaux de la Communauté d’agglomérations Arc de Seine, les services de la Circonscription de Vie Sociale et de la Protection Maternelle Infantile font un pas supplémentaire dans la territorialisation de l’action sociale départementale.
Désormais, il n’y a plus qu’une porte entre nos services et plus qu’un changement de trottoir entre nos services et ceux de la ville, cher Hervé Marseille.
Tout le monde y trouvera son compte, professionnels et usagers.
On se rend compte aujourd’hui que le travail social n’a de véritable efficacité que s’il est capable d’intégrer toutes les expertises et toutes les expériences.
Seule, une étroite collaboration permet de disposer de toutes les connaissances qui contribuent à donner la meilleure réponse à l’usager.
Rien n’est plus efficace que l’échange d’expertises croisées sur un même dossier.
Du point de vue de l’usager lui-même, le regroupement des services est un facteur de réussite.
Une personne qui rencontre des problèmes avec son enfant, et parallèlement des problèmes liés à sa recherche d’emploi, trouvera des réponses plus adaptées en présentant l’ensemble de ses difficultés sur un même lieu.
Ces nouveaux locaux sont pour nous l’occasion de passer d’une addition de compétences à une fusion de compétences.
Nous seulement vous serez mieux pour travailler, mais vous travaillerez mieux.
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J’ai l’impression que Meudon a une vocation, celle d’une ville pilote en matière de coopération ville-département.
Je songe à l’exemple de « l’Espace Insertion » qui est un exemple de concentration de ressources et donc d’efficacité.
Celui de Meudon fonctionne particulièrement bien. C’est d’après son modèle que nous sommes en train de dessiner l’espace insertion de la communauté d’agglomération vers lequel nous avançons grands pas.
La complicité qui me lie à Hervé Marseille n’y est certainement pas étrangère.
Je tenais à le souligner.
Longue vie à ces nouveaux locaux. Je leur souhaite de devenir, d’un point de vue matériel, un modèle d’étanchéité, et à l’inverse sur le plan humain, un modèle d’ouverture.
Merci