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L'HISTOIRE DU DÉPARTEMENT
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Livre : Neuilly au temps de Théophile
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Il y a 150 ans, Théophile Gautier s’installait à Neuilly dans une maison où il restera jusqu’à sa mort en 1872.
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Commence alors une histoire étourdissante que nous fait revivre Véronique Magnol-Malhache dans un ouvrage coédité par Somogy et le conseil général.
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C'est en avril 1857 que Théophile Gautier (1811-1872) s’installe au 28 rue de Longchamp, dans une petite maison proche du pont de Neuilly. L’écrivain y est venu abriter sa vie familiale que « peuplent » sa compagne, la cantatrice Ernesta Grisi, ses deux filles, la fascinante Judith, et Estelle, ses innombrables chats et même un réfugié politique chinois – Din Dunling – qui défraiera autant la chronique pour bigamie qu’il inspirera son ami Jules Verne pour croquer les personnages de ses Tribulations.
C’est surtout là que le « beau Théo », poète et accessoirement critique d’art, journaliste et photographe passionné recevra ses amis du « tout-Paris » des lettres et des arts, de Flaubert aux Dumas, de Berlioz à Baudelaire qui lui dédicace ses Fleurs du mal, paru cette même année.
Quinze années de création – le Capitaine Fracasse et le Roman de la momie ont été écrits à Neuilly – mais aussi de fêtes où le romantisme le dispute à la fantaisie la plus débridée : le temps d’un anniversaire et la maison se fait théâtre, au grand dam des paisibles voisins qui plus d’une fois se plaindront des agissements turbulents de cette joyeuse « smala », comme Gautier aimait à nommer sa maisonnée.
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Ce sont ces folles années que s’est employée à faire revivre Véronique Magnol-Malhache, attachée de conservation aux Archives départementales des Hauts-de-Seine, dans un ouvrage coédité par Somogy et le conseil général. |
« L’idée de ce livre est née de l’acquisition par la bibliothèque André Desguine du catalogue de la vente, à Drouot, de la collection d’art de Théophile Gautier en 1873 qui nous permettait de retracer une partie de la vie intimiste de l’écrivain à Neuilly. Il ne s’agissait pas de rendre compte de sa vie "officielle", mais plutôt d’essayer d’esquisser une approche privée de ses années neuilléennes en privilégiant sa correspondance privée et son travail de feuilletoniste. »
Et c’est bien ce sentiment de fine proximité avec l’auteur qui s’impose avec bonheur dans cet ouvrage laissant une large place à la photographie – « Une volonté, selon Véronique Magnol-Malhache, de le fixer plus fortement à nous. »
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[ En savoir plus ]
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"Théophile Gautier à Neuilly". Somogy Éditions d’art, en partenariat avec le conseil général des Hauts-de-Seine. 90 illustrations en couleur, 232 p., 28 €. Publié le 31 janvier 2008
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