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Maladie d'Alzheimer : briser les tabous
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Une première expérience de dépistage "ciblé" est initiée par le conseil général.
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C’est une première en France : le département des Hauts-de-Seine se lance dans une campagne de dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer. Il sera proposé à tous les nouveaux bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).
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Une première expérience de dépistage "ciblé"
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Une démarche étendue à tous les nouveaux demandeurs de l'APA
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Cette campagne fait partie des engagements pris en 2005 par le conseil général, à la suite des états généraux. En favorisant le dépistage d’une maladie dont les premiers symptômes demeurent souvent ignorés (selon les spécialistes, seules 50 % des démences débutantes feraient l’objet d’un diagnostic spécifique), le département souhaite favoriser une meilleure prise en charge des personnes concernées et de leur entourage.
Dès 2005, une première expérience de dépistage « ciblé » a été menée par les équipes départementales chargées de l’APA, sur la base des certificats médicaux joints à la demande d’allocation : 124 personnes âgées, dont le dossier mentionnait des éléments évocateurs (problèmes de mémoire, désorientation, troubles du comportement…), ont ainsi pu passer une batterie de tests spécifiques.
Dans 16 % des cas ayant abouti à un diagnostic, la suspicion de maladie d’Alzheimer a effectivement été confirmée.
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Dans les mois prochains, cette démarche de dépistage précoce sera étendue à l’ensemble des nouveaux demandeurs de l’APA, soit environ 4 800 personnes par
an.
Ceux qui souhaiteront en bénéficier passeront à domicile un premier test
(IADL), proposé par un travailleur social et destiné à détecter une éventuelle perte d’autonomie dans les fonctions instrumentales de la vie quotidienne :
- utilisation du téléphone, des transports,
- prise des médicaments,
- gestion du budget.
Si ce test révèle des signes de dépendance, sans que des causes physiques ou environnementales puissent expliquer ces difficultés, une altération des fonctions intellectuelles doit être envisagée.
Une lettre sera alors adressée au médecin traitant. Celui-ci pourra procéder à des investigations plus spécifiques, destinées à préciser la pathologie de son patient, ou l’adresser à l’une des onze consultations mémoire existant dans le département.
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